Histoire de l'Hôpital L. Debaghine

L'hôpital se situe dans le quartier Bab el Oued d'Alger, à l'ouest de la capitale, surplombé par la basilique Notre Dame d'Afrique.
C’est l’ancien palais d’été du dey Hassan Pacha. En 1917, l’hôpital du dey est rebaptisé François Clément Maillot, du nom du médecin qui codifia l’usage de la quinine contre le paludisme en 1834.   C'est le plus ancien des établissements hospitaliers d'Afrique du nord. Après l'indépendance, il continue à être l'hôpital militaire d'instruction des armées.

En 1988, l'hôpital est cédé aux services du Ministère de la Santé. Plus récemment, il est rebaptisé du nom du chahid Lamine Debaghine.

En date du 2 Février 1988 et par le décret N°88-20 ; le Centre Hospitalo-universitaire  Bab El Oued fut créé. Il s'étend sur une superficie de 18 960 m2, dont 10630 m2 de surface utile.
Les missions du Centre Hospitalo-universitaire se résument en quatre tâches essentielles :

  • Les Soins (Généraux  et Hautement Spécialisés).
  • La Formation Médicale et Paramédicale
  • La Recherche Scientifique
  • Explorations Spécialisées (Centre Nationale de Radiologie, Médecine Nucléaire et un Centre de Référence Toxicologique)
                                                                   
L'hôpital Mohamed Lamine Debaghine renferme la résidence du Dey de la Régence. Avant d'être baptisé du nom de Maillot, la résidence fut désignée durant presque toute la présence française sous le nom de l'hôpital du Dey.
Il est en effet un des vestiges des propriétés deylicales. Il est le doyen de tous les établissements hospitaliers de l'Afrique Française du Nord. Il porte le nom d'un grand honnête homme et médecin militaire, dont la carrière connut ses plus belles pages à Alger.
Il aurait beaucoup à écrire sur ce bel hôpital intimement lié à l'histoire d'Alger ; il est difficile malgré les recherches de suivre avec exactitude à travers son premier siècle d'existence la filière des étapes qu'il a traversé et de renouer le fil d'Ariane.

1791 - 1799, les jardins du Dey et quelques bâtiments furent crées par Hassan -Pacha, Dey d'Alger. Vers1805 cette propriété passera à Ahmed Pacha.

1805 - 1808 à Ali Khodja  puis deviennent la propriété d'Hussein Dey.1820 il édifia un bâtiment dans le grand jardin pour contenir les écuries et autres silos. L'entrée principale fut réalisée par son khesnadji (trésorier)  du nom de Braham, auteur de toutes les installations. Ce que d'aucuns ne soupçonnent guère, c'est la présence d'un jardin entourant cette résidence. Celui-ci couvrait l'ensemble des terres de Bab-El-Oued.
L'administration des domaines pris possession de la propriété en 1830, comme bien du beylik et la céda au corps d'occupation à la charge par celui-ci de l'affecter uniquement à un hôpital militaire.

1830 Deux pavillons de la résidence furent habités par le général Berthezène et Clauzel. 10 février 1832, les occupants furent évacués pour établir la résidence du général Rovigo. Le 18 juillet 1832, ce général y installa le premier hôpital militaire français,  Neuf barques seront construites dans le jardin, autour de deux pavillons du Dey qui seront remplacées par des constructions en dur et 1500 malades purent être accueillis. La jolie villa du centre fût réservée aux officiers en traitement et au médecin major directeur.
1830 La Salpêtrière, ancienne poudrière (Dar-el-Baroud) transformée en caserne, puis en hôpital en 1831. En 1832 rattachée à  l'hôpital duDey. Les deux hôpitaux réunis offraient une capacité de plus de 2000 lits.
L'édification des pavillons définitifs de l'hôpital du Dey ne date que de 1853 et les derniers bâtiments ne furent achevés que vers 1890.

En 1832 F.Maillot et Lucien Baudens se distinguent l'un par ses études cliniques sur la quininisation rationnelle des paludéens, sur les fièvres intestinales et la tuberculose en Algérie, l'autre pour son habilité d'orthopédiste à qui on a confié en 1833 le réaménagement des infrastructures pour en faire un hôpital militaire d'instruction.
Trois ans plus tard, sur ordre du général Clausel l'hôpital fut transformé de telle sorte à l'adapter aux besoins de l'armée ainsi que des civils. Le maréchal Randon confia en 1852 au médecin Bertrand, la mise sur pied d'une école de médecine et de pharmacie dans cet hôpital, achevées en 1857. L'un des pavillons du jardin fut aménagé en salle de conférences avec quelques tables et bancs, devant une assistance d'une trentaine de futurs praticiens pour le premier cours de physiologie.

En 1891, il fut fondé encore dans cet hôpital le premier laboratoire de bactériologie de l'armée.

En 1917 L'hôpital du Dey devenu par la suite Hôpital Maillot, du nom du chirurgien militaire qui y exerça. Les archives de l'hôpital, détruites ou dispersées, ne permettent malheureusement pas de retrouver les malades ou les décédés de marque.

Nous nous contenterons de marquer les traits principaux de l'histoire de l'hôpital du Dey en choisissant quelques noms parmi ses fondateurs, ses malades, ses médecins et visiteurs :
Professeurs  Chevreau, Val  de Grace, Antonini ; comme visiteur L'Empereur Napoléon III, Le Duc D'Orléans.
Tel est le vrai trésor, qui  renferme, suivant la légende l'hôpital du Dey, dont Maillot demeure le méritant parrain.

A l'indépendance, l'hôpital Maillot demeura un hôpital militaire, sous la tutelle du ministère de la défense nationale jusqu'en 1987 puis au ministère de la santé.
Le Centre Hospitalo-universitaire est administré par un conseil d'administration et dirigé par un Directeur Général. Il est doté d'un organe consultatif  dénommé " Conseil Scientifique ".

________________________________________________________________________________





LAMINE-DEBAGHINE (Mohamed)

Né le 24 janvier 1917 à Hussein Dey (Algérie)

Décédé le 23 janvier 2003 à Alger (Algérie)

Député de Constantine de 1946 à 1951





Mohamed Lamine-Debaghine est né le 24 janvier 1917 à Hussein Dey (Algérie). Titulaire d'un doctorat de médecine soutenu à l'université d'Alger, il installe en 1944 son cabinet dans la région de Constantine.

Très vite cependant, Mohamed Lamine-Debaghine délaisse l'exercice de la médecine et s'oriente vers l'action politique : il conduit, lors des élections législatives du 10 novembre 1946, une "liste pour le triomphe des libertés démocratiques" dans la deuxième circonscription du deuxième collège du département de Constantine. La liste, qui porte de fortes revendications socialistes et nationalistes, recueille 37 939 voix sur 44 251 suffrages exprimés, dans un contexte électoral marqué par une très forte abstention (le taux de participation est tout juste supérieur à 20%) ; Mohamed Lamine-Debaghine et ses deux co-listiers, Messaoud Boukadoum et Jamel Derdour, remportent les trois sièges à pourvoir.

Mohamed Lamine-Debaghine est nommé membre de la Commission de l'intérieur, de la Commission du ravitaillement et de la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre. Son activité parlementaire, pendant la législature, se limite à une intervention, le 20 août 1947, au cours de la discussion du projet de loi portant statut organique de l'Algérie. Mohamed Lamine-Debaghine y revendique avec force l'indépendance de l'Algérie : "ce serait une très grande erreur de croire (...) que le désir d'indépendance du peuple algérien provient uniquement du fait que la colonisation n'ait pas réussi au sens matériel du mot. Cela signifierait, par exemple, que si la colonisation s'était traduite, dans le domaine matériel, par une amélioration du standing de vie de la population musulmane, cela nous aurait peut-être amenés à concevoir de bonne grâce la perte de notre personnalité, de notre souveraineté et de notre culture. Il n'en est rien". Mohamed Lamine-Debaghine dénonce la violation de souveraineté dont la France se serait rendue coupable : "ne l'oubliez pas, mesdames, messieurs, l'Algérie est une nation. Elle a été une nation, et elle a été souveraine. Seule l'agression de 1830 lui a fait perdre sa souveraineté". Le député de Constantine conclut, au terme d'un long exposé historique qui provoque quelques remous dans l'hémicycle : "le peuple algérien nous a mandatés, nous élus nationalistes algériens, pour proclamer au peuple français et au monde entier que l'Algérie ne reconnaît pas l'état de fait créé par la conquête de 1830, que l'Algérie n'est pas française, qu'elle ne l'a jamais été et qu'elle ne reconnaît pas à la France le droit de lui donner un statut quel qu'il soit, et qu'au surplus, aucune solution ne peut être acceptée par le peuple algérien si elle n'implique pas au premier chef la garantie absolue d'un retour à la souveraineté nationale (…) C'est pourquoi nous réclamons l'élection d'une assemblée constituante algérienne, souveraine, élue au suffrage universel, sans distinction de race ni de religion. C'est la seule solution qui, en postulant un retour à la souveraineté nationale de son peuple, constitue, par là même, la solution juste et démocratique du problème algérien".

Mohamed Lamine-Debaghine choisit de ne pas prendre part au vote de la plupart des grands textes soumis au Parlement au cours de la législature. Il ne sort de cette réserve qu'à une seule occasion, pour s'opposer au projet de loi tendant à la ratification du pacte de l'Atlantique (26 juillet 1949).

Le mandat parlementaire de Mohamed Lamine-Debaghine s'achève en juin 1951. Celui-ci joue par la suite un rôle de premier plan dans l'accession de l'Algérie à l'indépendance. Dirigeant, aux côtés de Messali Hadj, le Mouvement pour le Triomphe des libertés Démocratiques, il dispute en septembre 1958 la présidence du premier "Gouvernement Provisoire de la République Algérienne" à Ferhat Abbas. Mohamed Lamine-Debaghine échoue dans cette entreprise, mais son influence et son expérience lui valent d'être nommé "ministre des Affaires étrangères" par Ferhat Abbas ; à ce poste stratégique, Mohamed Lamine-Debaghine s'emploie en particulier à renforcer les liens du FLN avec les autres Etats du Maghreb.
Le CHU au début du siècle
La Chapelle (Bibliothèque)
Accueil  >>  Histoire
      Contactez nous par mail

N'hésitez pas à nous contacter par mail pour les demandes concernant votre santé.

Intérieur Palais du Dey
CHU Bab El Oued
Javascript DHTML Drop Down Menu Powered by dhtml-menu-builder.com
Accueil  >>  Histoire
#1
Javascript DHTML Drop Down Menu Powered by dhtml-menu-builder.com
Share Partager
Copyright 2011 Chu Bab El Oued. Tous droits réservés.
Javascript DHTML Drop Down Menu Powered by dhtml-menu-builder.com